Les carences, seules ombres au tableau du régime crudivore, solutionnées par la digestion symbiotique !


A - L’effondrement des teneurs en minéraux des aliments (fruits, légumes viande, produits laitiers), sans doute à l’origine de l’explosion des maladies chroniques



- Une étude commandée par l’USDA (ministère américain de l’agriculture), montre une diminution moyenne de minéraux issus de 43 fruits et légumes issus de jardins de 30 % entre 1950 et 1999.
- Toutes les autres études vont dans le sens d’un appauvrissement en nutriments (jusqu’à 75%) des aliments végétaux et carnés depuis plus de 100 ans.
- Les sols étant mal nourris (presque aucun apport de matière végétale) ou empoisonnés par l’agrochimie (tous les intrants), ils nourrissent mal les végétaux.
- Les intrants chimiques nourrissent partiellement mais presque uniquement les racines sans nourrir la flore du sol, celle-ci s’étiole (peut-être 90 % de chute de densité de la flore en 12,000 ans d’agriculture mésopotamienne).
- Le travail du sol de plus en plus profond massacre la faune du sol (notamment les verts de terre), et l’appauvrissent encore plus en matière organique.
- Cette diminution de la matière organique favorise les organismes pathogènes qui nécessitent plus de traitements antifongiques, insecticides et autres.
- Aujourd’hui on déconseille même les maraîchers en permaculture d’utiliser le compost issus des légumes sur leurs légumes, pour ne pas entretenir la présence des pathogènes . . . on marche sur la tête !
Des outils existent déjà, mais ils sont assez longs et coûteux pour conduire à un début de régénération de sol (3 années).
Pour illustrer ce cercle vicieux (labour, engrais, pesticides, fongicides, puis OGM), voici un graphique juxtaposant les teneurs des fruits et légumes américains en minéraux, les dates d’apparitions de ces pratiques agricoles et l’occurrence des maladies chroniques liées à des déficiences en minéraux : Le tableau ci-dessous est parfait !

Graphique superposant l'effondrement des teneurs en minéraux des végétaux et l'explosion du nombre de maladie chronique



Ce constat de déminéralisation n’est pas récent, voici 2 Citations de Linus PAULING (rarissime double prix Nobel et découvreur des vertus incroyables de la Vitamines C). Cet homme qui avait déjà tout compris de l’engrenage actuel, et ce dès les années 50 :

« Les sols malades signifient, des plantes malades, des animaux malades et des hommes malades »
« Vous pouvez attribuer à chaque maladie, une déficience en minéraux »


B - Le raffinage presque intégral de notre alimentation à travers un exemple connu, illustrant les effets du raffinage des aliments sur sa digestibilité



Je souhaite illustrer l’intérêt de ces micro-nutriments par un exemple que tout le monde connaît : aucun micro-organisme ne s’attaque à une huile ou une graisse pure (sans eau). Les seuls dommages que peuvent subir ces corps gras purs, est l’oxydation du à l’air.
Par contre vous savez aussi que des graines de tournesol, des noix et des noisettes, et toutes les graines insuffisamment sèches, peuvent moisir par exemple.

Cet exemple illustre la quasi-indigestibilité des huiles et graisses que l’on achète une fortune, hélas presque pour rien.



Voici les explications qui permettent de mieux comprendre ces observations :
- lors du pressage les huiles et graisses sont séparées des nutriments solides (fibres, protéines minéraux. . . ), l’eau étant incompatible avec les lipides, elle est presque toujours absente de ces corps gras, or par définition, l’eau est indispensable à la vie et donc au fonctionnement de tout micro-organisme.
- Les nutriments solides préservaient les corps gras de l’action de l’oxygène dans les graines, par la présence d’un grand nombre d’antioxydants. Cette richesse constitue une autre raison de s’intéresser de près à ces nutriments.
- Tout aliment issu du végétal héberge sur sa peau une flore qui permet d’aider à la digestion de ces aliments, lorsque les conditions d’hygrométrie le permettent, ce qui veut dire que ces nutriments (dont la peau constitue une part importante) sont également très riches en flore bénéfique pour contribuer à leur digestion.
- Lorsque ces graines sont stockées dans une atmosphère humides, elles commencent à se dégrader à l’aide de la flore présente.
- Si mes fermentations n’intègrent que l’huile, la fermentation est impossible. Par contre si la fermentation intègre la graine entière, la fermentation devient possible.

L’apport de ces micro-nutriments couplés à la symbiose des élixirs, dynamise très rapidement la digestion qui devient enfin efficace, frénétique même et ressourçante pour les cellules, d’où le nom de cure VITALITÉ.
Je n’ai pas besoin de citer des publications scientifiques pour vous le démontrer, car il se trouve que cela marche excellemment bien lors la préparation des Élixirs et qu’à chaque avancée sur le procédé, j’essaye de l’adapter pour l’intégrer dans les cures et à notre digestion.

Comme je l’ai expérimenté depuis des mois sur ma digestion, vous pourrez constater par vous-même les effets incroyables de cette poudre sur votre digestion.

C – Les effets surprenant des minéraux biostimulants fermentés dans la Terra Preta


L’expérience intensive de près de 4 ans de recherches sur la fermentation Symbiotique Universelle, m’a permis de réaliser des fermentations de 70 plantes et de champignons crus, et de 50 minéraux et composants de roches !
La fermentation des minéraux en anaérobie n’existe pas dans les connaissances scientifiques actuelles, car on pense que les minéraux ne sont transformés qu’au sein les milieux naturels.
La Terra Preta Vitae , c'est le cœur de l'innovation des Élixirs Vitae : c'est avant tout un élixir de minéraux qui s'inspire beaucoup de la terre la plus fertile que l'humanité ai créée (Amazonie), mais cette version fermentée solubilise totalement les sources de minéraux les plus dynamisantes pour la flore des sols et la flore intestinale (20 minéraux dont le lithotamne, le Nigari et les zéolites).
Dans les faits, je constate que :
- les fermentations quintuplent de vitalité avec la Terra Preta et deviennent frénétiques, instantanément : dans le kéfir, par exemple, les bullettes qui se forment deviennent de la taille d'une mandarine, 2 heures après l’ajout de Terra Preta !
- les saveurs développées lors de la fermentation deviennent plus fruitées, et plus subtiles.
- la croissance des plantes potagères en permaculture devient plus rapide : La croissance végétale des plantes quadruple en taille (feuilles, fruits, racine) en seulement 3 semaines avec la version 0 de la Terra Preta Vitae. Ces plantes acquièrent en parallèle une résistance au stress hydrique et au gel.
- la digestion est améliorée de façon substantielle chez 15 personnes ayant suivi une cure VITALITE CONFORT INTESTINAL de 2 semaines suite à des troubles intestinaux chroniques.

Pourquoi les crudivores ont un potentiel inouï de (re)construction de leurs microbiotes


1 - Ils évitent la leucocytose digestive pour chacun de leur repas


La leucocytose digestive : avant Kouchakoff, les scientifiques pensaient que la leucocytose digestive était universelle chez l'homme et qu'elle intervenait à chaque repas.

Paul KOUTCHAKOFF démontre en 1937 [3] que la digestion des aliments cuits est vécue par le système immunitaire de l'homme comme une agression, contrairement à la digestion des aliments crus.


Définition de la leucocytose digestive : c'est un afflux instantané des globules blancs vers le système digestif via le sang, à la suite du passage d'aliments cuits dans l'estomac. Le système immunitaire réagit préventivement par l’intermédiaire de ses globules blancs, pour conserver l’intégrité du sang quand un certain nombre de molécules ou de micro-organismes qu’il ne reconnaît pas, envahi le sang.

À long terme, ce phénomène qui, comme nous allons le voir, se produit après avoir consommé un aliment chauffé, peut épuiser le système immunitaire.


Qu'est-ce qu'un leucocyte : Ce sont des cellules du système immunitaire (globules blancs, lymphocytes, etc.). Ils attaquent les matières étrangères, les virus et les bactéries pour les neutraliser en les fractionnant et les digérant à l’aide d’enzymes telles les protéases, les amylases et les lipases. Le système immunitaire est très prolifiques, il en fabrique au nombre de cinq millions en quelques minutes (parfois 200 000 à chaque seconde). Ils sont autant actifs dans les cas d’agressions du système digestif (leucocytose digestive) que dans les cas d’inflammations ou d’infections. Cependant, cet impressionnant système de défense a ses limites car sa sur-sollicitation peut le conduire à l’épuisement, conduisant à la maladie.


Paul Kouchakoff a découvert que l'alimentation crue n’entraîne pas de leucocytose digestive alors qu'une alimentation cuite ou ayant subi un traitement industriel entraîne une réponse immunitaire.


Le Dr Kouchakoff pose la théorie de la dénaturation de l'alimentation par la cuisson [3] entraînant une réaction immunitaire En 1937, Paul Kouchakoff affirme que la leucocytose digestive est un phénomène pathologique et détermine de nouvelles lois de l'alimentation.
Il prouve que la réponse immunitaire se déclenche en mangeant des aliments cuits (transformés par la chaleur et/ou la pression), mais pas les aliments crus (pomme, eau, légumes, céréales, fruits, miel, lait cru, œuf frais, viande crue).
Le vin, le sucre, le vinaigre et les produits industriels ou transformés déclenchent aussi une leucocytose digestive.

Cette réaction immunitaire se produit 3 à 5 minutes après l'ingestion quand l'aliment atteint la paroi stomacale mais pas pendant la mastication. Certaines combinaisons peuvent éviter la leucocytose, ainsi que certains modes de préparation tels le séchage, le salage ou le caillage du lait.

Paul Kouchakoff affirme que des améliorations de maladies chroniques (entérites, entérocolites, eczémas, psoriasis) lui ont été rapportées par des patients ayant adopté ces recommandations en France, en Suisse et en Angleterre.

Les leçons de la découverte de Paul Kouchakoff (NDLR) :

- les aliments cuits ingérés sont "vécus" par le système immunitaire comme une agression, et il réagit comme tel. Cette preuve scientifique irréfutable est systématiquement éludé par tous les pourfendeurs du crudivorisme.

- si le système immunitaire consacre autant d'énergie à s'occuper de la digestion des aliments cuits, c'est autant d'énergie qu'il ne consacrera pas à la détoxification de l'organisme.


2 - Ils évitent d'ingérer 800 molécules toxiques dont 50 cancérigènes, générées par la chaleur de cuisson !


Le scandale sanitaire des acrylamides suite aux conclusions du projet européen HEATOX (HEAT pour chaleur, TOX pour toxique...)


Depuis plusieurs centaines de milliers d’années, les hommes utilisent la chaleur pour cuire leurs aliments. Si la chaleur permet d’obtenir des saveurs et des flaveurs, elle entraîne aussi la formation de nombreuses substances indésirables. L’une d’entre elles, qui a retenu l’intérêt des scientifiques et des médias ces dernières années, est l’acrylamide.

Que sont les acrylamides - À l’origine, l’acrylamide n’était connu que pour ses usages industriels comme dans la production de plastiques, de colles, de papier et de cosmétiques. L’exposition accidentelle des ouvriers à de fortes concentrations d’acrylamide a conduit à l’identification de cette substance comme neurotoxique et cancérigène. Chez l’animal, de fortes doses provoquent le cancer et affectent la reproduction. Son usage a été interdit dans l'industrie chimique.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) affirme pour sa part que l’acrylamide fait partie des substances chimiques dépourvues de seuil d’effet identifiable et fiable, ce qui signifie que de très faibles concentrations entraînent de très faibles risques, mais pas un risque zéro.

En 2002, des chercheurs de l’Université de Stockholm, en Suède, ont eu la surprise de découvrir la présence d’acrylamide dans certaines denrées alimentaires industrielles et depuis lors, cette substance a été identifiée dans plusieurs aliments cuisinés à très haute température. Mais cette substance peut apparaître spontanément lors de la cuisson d’aliments à plus de 120 °C.

Où trouve-t-on les acrylamides alimentaires - Les scientifiques s’accordent d’une manière générale sur le fait que les aliments qui contiennent les taux les plus élevés d’acrylamide sont ceux qui sont frits ou cuits au four, comme les frites, les gâteaux, le pain, et pire encore, brûlés (torréfiés) comme le café. En général, les féculents (pain, pommes de terre) cuits à très haute température, pendant longtemps contiennent de fortes concentrations d’acrylamide. Les principaux aliments qui contribuent aux apports totaux en acrylamide selon les pays sont :

les frites (16-30 %),

les chips (6-46 %),

le café (13-39 %),

les pâtisseries et biscuits sucrés (10-20 %)

le pain et les toasts (10-30 %)

Le projet de recherche européen HEATOX – Face à ces découvertes de l'équipe norvégienne, la commission européenne a mis en place le projet HEATOX de 2003 à 2007 pour étudier et tenter de réduire le risque sanitaire. Les conclusions des scientifiques ont été [4] [5] [6] :

- La caractérisation du risque : le projet "Heatox" a conclu au renforcement de la preuve de risque de cancer pour l'homme.

- Pendant la cuisson, dès que des odeurs et des couleurs apparaissent, les réactions chimiques produisent des molécules dangereuses issue de processus complexes entre acides aminées et glucides (réactions dite de Maillard, piliers de la gastronomie française !).

- Les niveaux d'acrylamide ont été réduits lors d'expériences scientifiques dans le pain et les pommes de terre. Cela signifie que l'exposition humaine peut potentiellement être réduite mais au maximum de 40 %.

- L'acrylamide n'est pas le seul composant génotoxique formé lors de la cuisson de la nourriture. Le Furane, le HMFurfural et d'autres composants ont également été étudiés. Une liste de plus de 800 molécules dangereuses induits par la chaleur (dont 50 ont été identifiés comme potentiellement cancérigènes en fonction de leur structure chimique) a été constituée afin d'aider les futures recherches.

Les leçons que l'on peut tirer du projet HEATOX (NDLR) :

- Aucune campagne d'information auprès du grand public n'a eu lieu depuis la conclusion de ce projet alors qu'il s'agit de 50 molécules probablement cancérigènes, que la population ingère en toute confiance. Serait-ce pour éviter la psychose ?

- Tout juste y-a-t-il eu un communiqué de presse édulcorant les conclusions du rapport final du projet sur le véritable danger que représente certains aliments comme le café, les chips, et les frites notamment. Serait-ce pour ne pas déplaire aux industriels ?

- Ironie du sort, dans le projet, la formation de l'acrylamide dans le pain a pu être minimisée de 30 % par une longue fermentation avec des levures (un levain aurait été encore plus efficace, ndlr). Serait-ce là un signe supplémentaire de la pertinence de la fermentation pour transmuter les défauts des aliments dangereux pour l'homme ?


3 - Ils évitent d'ingérer des aliments acidiants pour les reins évalué par l'indice PRAL


Cet indice théorique nommé PRAL (Potential Renal Acid Load) évalue la charge acide potentielle pour les reins.

Il est calculé à l'aide d'une formule, pour chaque aliment, et évalue la complexité d'élimination minérale et protéique pour les reins.

Le caractère acidifiant ou alcalinisant d’un aliment dépend de sa composition nutritionnelle et principalement de sa composition en minéraux et de sa teneur en protéines. Pour mesurer le potentiel acidifiant ou alcalinisant d’un aliment, une bonne méthode serait de consommer l’aliment puis de tester le pH des urines après digestion, mais cette méthode n’est pas vraiment pratique ! Alors, pour quantifier le potentiel alcalinisant ou acidifiant d’un aliment, la science nous propose aujourd’hui un indice : l’indice PRAL.

La formule du PRAL est basée sur la quantité de magnésium, de phosphore, de calcium, de potassium et de protéines que contient l’aliment et prend en compte différents paramètres pour chaque élément.

Cet indice, qui s’exprime en milliéquivalents (mEq), évalue la charge acide (ou alcaline) générée dans l’organisme par 100 g d’aliment.

- Si le PRAL est positif (>0) : cela indique que l’aliment aura un effet acidifiant sur l’organisme, favorisant l'intoxication du corps

- Si le PRAL est négatif : cela indique que l’aliment aura un effet alcalinisant sur l’organisme, permettant la détoxination du corps

Formule de calcul de l'indice : PRAL (mEq/j) = 0,49 X protéine (g/j) + 0,037 X phosphore (mg/j) – 0,021 X potassium (mg/j) – 0,026 X magnesium (mg/j) – 0,013 X calcium (mg/j)

PRAL.jpg

Graphique représentant les indices PRAL des principales familles d'aliments

Quelques remarques sur le graphique (NDLR) :

- Plus les aliments sont concentrés en protéines et plus leur indice PRAL est élevé et plus ils sont acidifiants

- A part les féculents et les légumineuses, seuls les produits animaux sont acidifiants

- Seule la forme complexe des protéines est problématique, leur forme fermentée (acide aminée) ne semble pas poser de soucis (la bière riche en céréales, mais fermentée est légèrement alcalinisante, mais moins que le vin, à base de fruits).

- Les fruits, les légumes, les feuilles vertes et surtout les épices (jusqu'à +85 pour le basilic et la coriandre déshydratés, données absentes du graphique) sont alcalinisants et font figure d'exception et illustrent les capacités détoxifiants du végétal.

4 - Ils évitent l'acidification massive de l'estomac pendant la digestion, qui provoque une aseptisation du bol alimentaire

LES ENSEIGNEMENTS D'UNE LACTOFERMENTATION DE POIS VERTS CUITS ET CRUS (expérience de l'auteur)

Protocole : Lactofermentation Efficace d'une légumineuse (pois verts sec).

- L'expérience 1 : les pois verts ont été mis à tremper pendant 6 heures puis ont été cuits pendant 55 min. dans l'eau bouillante non salée. Une fois refroidis ils ont été passé 1 fois au blender dans l'eau de cuisson puis ensemencés par 6 % d'un élixir de lentilles vertes, une dose habituelle d'EM et de mélasse et j'ai ajouté 20 % de sucre. Puis ils ont été versés dans un saladier et laissés à température ambiante.

- L'expérience 2 : les pois verts ont été mis à tremper pendant 6 heures et laissés crus. ils ont été passés au blender à 3 reprises puis ensemencés par 6 % d'un élixir de lentilles vertes, la dose habituelle d'EM et de mélasse et j'ai ajouté 20 % de sucre. Puis ils ont été versés dans un saladier et laissés à température ambiante.

Résultats :

- L'expérience 1 - les pois cuits ont subi une lactofermentation atypique et ont dégagé une acidité anormale :

en l'espace de 2 jours, le pH est passé de 6,5 à 5,5 sans apparition d'une moindre bulle à la surface (?),

au bout de 5 jours, il était à 4,5 avec apparition de moisissures à la surface et également de quelques bulles.

Après 10 jours, le pH est descendu à 3 avec toujours quelques bulles.

Au bout de 15 jours, le pH était à 2, avec toujours plus de moisissures et un dégagement gazeux limité. Le goût était encore sucré, mais horriblement acide et sans saveur : tout le contraire des lactofermentations habituelles. Cela m'a rappelé les remontées acides que je subissais pendant ma fibromyalgie suite à des fringales de pain des fleurs . . .

- L'expérience 2 - les pois crus ont dégagé une acidité habituelle :

au début, le pH est de 6,5, et des bulles sont apparues au bout de 4 jours.

Passés 15 jours, le pH était à 6 avec une surface totalement saine et des bulles qui éclataient régulièrement à la surface (5 fois plus nombreuses que le cuit), il ne restait presque plus de sucre et des saveurs nouvelles et agréables commençaient à apparaître.

Discussion et interprétation des résultats - Les enseignements que j'ai pu tirer de cette expérience surprenante sont précieux :

  • Équilibre Acide/Base
  • Quand l'indice PRAL (indice Potentiel de charge Acide pour les Reins, calculé sur chaque aliment) donne des valeurs acidifiantes pour toutes les légumineuses (surtout cuites), je le vérifie expérimentalement et pas seulement potentiellement.

  • Acidification des aliments en dehors de l'estomac
  • Quand la médecine dit que le pH de l'estomac doit nécessairement descendre à 2 voire à 1, sinon ce n'est pas un signe de santé, je pense que c'est en partie vrai avec des protéines et des glucides complexes cuits. Mais ce n'est pas seulement un signe de vitalité stomacale, car l'acide chlorhydrique (HCl) libéré par l'estomac n'est pas le seul à jouer ce rôle tant le pH descend déjà "naturellement" en dehors de l'estomac.

    Le pH de mes élixirs en fin de fermentation se situent tous entre 5 et 6 et me laisse penser qu'un crudivore ne mangeant ni légumineuse ni céréale a un pH de l'estomac en fin de digestion largement supérieur à 3, et cela change tout !

  • Sensibilité des bactéries aux pH extrêmes
  • Quand la science nous dit qu'avec un pH de 2, toutes les bactéries présentes sont détruites, quel que soit notre bol alimentaire, cela veut dire que ce dernier est aseptisé mais rempli de spores de champignons et/ou de bactéries sporulantes (clostridium, staphylocoque. . .) générées par la cuisson. Et lorsque le chyme (bol alimentaire sortant de l'estomac) est neutralisé par les sels biliaires et les suc pancréatiques, ceux-ci pullulent et dégradent nos flores année après année, avec le cercle vicieux que cela entretien, jusqu'à potentiellement finir en maladie nosocomiale en cas d'antibiothérapies répétées et de souche virulante.

  • Cuisson ne veut pas dire aseptisation mais développement des champignons
  • Cela explique l'apparition de moisissures sur la lacto-fermentation de pois cuits, ce qui ne m'est jamais arrivé avec aucune de mes lactofermentation d'aliments crus. Cela me fait penser à la mutation que peut subir la levure de Candida Albicans pour devenir moisissure puis champignon dans les intestins déprimés et envahir toutes les flores jusqu'à la bouche.

  • Ce qui est dévitalisé (cuit) ne peut plus être digéré par les probiotiques
  • Mes observations montrent que les ferments que j'ai utilisé (probiotiques) ont été peu utiles avec les pois verts cuits (peu de dégagement gazeux et de saveurs). En fait durant la cuissons les prébiotiques sont détruits et ne peuvent plus nourrir les probiotiques durant la digestion. Ils regardent passer le train de la digestion par les pathogènes et/ou l'hydrolyse acide, créant ainsi une digestion au rabais.

    A l'inverse, les spores générés par le stress de la cuisson ont permis aux bactéries sporulantes et aux champignons de transformer les pois cuits selon un processus de digestion habituel des sucres complexes et des protéines mais peu enseigné (voir l'exemple de la carotte cuite § suivant). Celle-ci dégage énormément plus d'acidité que la lactofermentation (100 fois plus, selon l'échelle logarithmique des 2 unités de pH d'écart avec les pois verts crus).

    En fait, j'ai longtemps cru la version officielle de la diététique qui nous dit que tous les sucres complexes se transforment en sucres simples, alors que ce n'est jamais le cas : ils se transforment directement en acides.


  • D'où une moindre efficacité des probiotiques en général
  • Si l'on transpose tout ceci dans le corps humain : le pH stomacal aurait été à environ 2 et les probiotiques avec lesquels j'ai ensemencé mes lactofermentations auraient très mal supporté les fortes doses de sels alcalins (biliaire et pancréatique) déversés lors de passage du chyme (bol alimentaire) pour neutraliser le pH à 7.

    Ce qui explique le faible taux de bactéries probiotiques survivants dans l'intestin grêle, à moins de les prendre le matin à jeun, période pendant laquelle le sphincter de l'estomac (pylore) reste ouvert.

    Quand bien même ils seraient pris à jeun, il me semble évident qu'ils aient beaucoup moins d'appétence pour les aliments cuits, tant les nutriments ont été hydrolysés, les changements de saveurs et d'aspects étant suffisamment présents pour nous en convaincre.

  • Quand l'alimentation cuite rime avec pancréatite
  • Revenons sur les sucs pancréatiques et biliaires : prenons l'hypothèse que le pH de l'estomac en fin de digestion soit à 4 des crudivores (raisonnable) et que celui des non-crudivores soit à 2 (communément admis, mais optimiste car il peut aller jusqu'à 0,5). La différence de pH est de 2, ce qui correspond en quantité d'acide généré à un facteur 100 (facteur 10 par point de pH).

    Le pH du chyme doit être neutralisé par les sels biliaire et pancréatique avant de pénétrer dans l'intestin grêle.

    Avec nos hypothèses, le foie et le pancréas des crudivores auraient besoin de fabriquer jusqu'à 100 fois moins de sels alcalins que les non-crudivores.

    Quand on observe la véritable épidémie de pancréatites et d'opération de la vésicule biliaire, on peut ici comprendre pourquoi ces organes sont mal en point. Et cela nous éclaire également sur les bienfaits de l'alimentation vivante sur la régénération partielle du foie et du pancréas, moins sollicités par la digestion, sans parler de ceux du jeûne. Il se trouve que ces deux organes ont bien d'autres fonctions (endocrines, exocrines, détoxification du sang . . .) à assurer mais notre force vitale étant limitée, les besoins propres à la digestion d'aliments cuits "vampirisent" ces autres fonctions.

    Autre exemple dans la gastronomie que beaucoup connaissent, pour mieux distinguer les transformations du cru et du cuit (expérience de l'auteur):


  • Les carottes sont cuites
  • Les carottes cuites (riches en sucres complexes) qui ont passé 4 jours en dehors du réfrigérateur, deviennent de plus en plus acides et aigres, tout en gardant leur goût sucré, et ce, sans dégagement de gaz. Cela ne vous rappelle rien ? En fait cela décrit le même processus que les pois cuits car elles finissent rapidement par moisir.

    A l'inverse, si vous avez acheté beaucoup de carottes d'un coup, vous avez dû vous rendre compte qu'elle se rident et flétrissent avec le temps, pour devenir de plus en plus sucrées et aromatiques.

    C'est ce que l'on appelle le sur-mûrissement et que j'appelle même pré-fermentation, car elle augmente la disponibilité du sucre simple et accélère le développement aromatique. Ce développement harmonieux a lieu lorsque nous respectons les règles de la Vie, et contraste avec le processus de destruction engendré par le feu de la cuisson.

    Synthèse sur les atouts peu connus des aliments vivants sur le fonctionnement gastro-intestinal des crudivores (NDLR)

    Prenons de la hauteur (NDLR) :

    Les connaissances scientifiques actuelles décrites dans cette page permettent déjà de bien comprendre les effets de l'alimentation vivante sur le fonctionnement gastro-intestinal, étayés par les nombreux témoignages de guérison relatés sur les forums et les sites internet spécialisés. Mais avec l'expérience des élixirs, je suis maintenant convaincu que les crudivores et particulièrement les frugivores ont des atouts inouïs pour bénéficier des bienfaits des probiotiques, mais surtout des aliments lactofermentés par rapport à tous les autres régimes.

    En effet la faible acidité générée par la digestion des fruits, des feuilles vertes et des légumes crus (pH entre 5 et 6 in vitro), permet de préserver la vitalité des probiotiques dans l'estomac. Alors que la digestion, notamment de sucres complexes et de protéines génère une telle acidité qu'elle atteint couramment dans l'estomac un pH de 2, voire jusqu'à 0,5. Cela stérilise complètement la flore présente, et ne sélectionne que les micro-organismes sporulants, seuls à pouvoir survivre au stress de la cuisson et à tous les niveaux d'acidités.


    Par ailleurs, la grande appétence des probiotiques pour les aliments vivants et particulièrement les fruits que je constate tous les jours lorsque les élixirs fermentent, en développant des saveurs attirantes, montre à quel point nos hôtes ne sont séduits que par les aliments plein de vie !

    Outre l'expérience de la lactofermentation des pois verts cuits, les exemples de lactofermentation contre-nature (c'est-à dire après cuisson) fourmillent dans l'industrie agro-alimentaire. La lacto-fermentation du soja cuit est emblématique (la cuisson du soja est systématique pour le miso, tempeh, shoyu,. . .); leur lactofermentation durent une éternité (jusqu'à 3 années) et développent des saveurs pour moi peu attirantes, à cause de la cuisson !

    Le cynisme va même jusqu'à pasteuriser la majorité des miso ou d'autres avant leur mise en vente ...

    Les moisissures que j'ai constaté sur les pois verts cuits sont alors évitées par les producteurs de soja en utilisant le plus vieux conservateur de l'humanité : le sel, à de très forte dose ! Les produits fermentés issus du soja sont pour moi de vrais gâchis.


    Les fondements du crudivorismes

    Edmond BORDEAUX-SZEKELY qui a retrouvé, traduit et publié l’Évangile Essénien de la Paix selon St Jean, un texte apocryphe relatant les paroles de Jésus, vieux de 2000 ans et pourtant fondateur de la naturopathie vitaliste moderne :

    - l’éminence de l'alimentation vivante et les méfaits de la cuisson générant des maladies

    - la recette du pain essénien fait de grains germés puis séchés au soleil

    - le jeûne est indispensable pour détoxifier le corps, le jeûne est indispensable

    - il est préférable de faire des lavements pour que le jeûne soit plus efficace

    - pourquoi et comment extraire le jus des brins d'herbe pour prolonger la vie (en les mâchant longuement en bouche).


    Antoine BECHAMP, professeur en médecine et pharmacie et surtout chercheur passionné par la Vie. Il fut contemporain et pourfendeur de Louis Pasteur et de ses idées sur la prédominance de la nature des germes sur le milieu dans lequel ils vivent.

    Ce milieu appelé aussi terrain que les microbiologistes modernes, dont on vient de parler, reconnaissent comme primordial mais que la Médecine d'aujourd'hui infusée par l'héritage de Pasteur détruit dès qu'elle en a l'occasion.

    Pendant presque toute sa vie de chercheur, il a réussi à convaincre par sa rigueur scientifique l'Académie des Sciences sur tous les sujets qui l'opposait à Pasteur. Antoine BECHAMP a développé les fondements de la microbiologie moderne en décrivant le premier en 1883, la théorie du polymorphisme bactérien face au monomorphisme pasteurien de l'époque. Repoussée au 19ème siècle cette théorie gagne aujourd'hui du terrain dans tout le monde scientifique.


    Arnold ERHET – Hygiéniste allemand contemporain de Ragnar BERG , dont il reprend les tables des aliments acidifiants. Adepte de l'alternance des jeûnes courts et des jeûnes longs en cas de maladie, comme le font les animaux.


    Dr Edward HOWELL découvre l'importance des enzymes alimentaires en 1946 Le Dr Edward Howell est le premier chercheur à reconnaître l'importance des enzymes alimentaires dans la nutrition humaine. En 1946, le Dr. Edward Howell publie "The Status of Food Enzymes in Digestion and Metabolism" et présente la loi de la sécrétion adaptative des enzymes digestives. Les enzymes présents dans le cru, une alimentation vivante non dénaturée par la cuisine (chaleur/pression), participeraient à la digestion et donc soulageraient les sécrétions enzymatiques du corps (la salive et les sucs pancréatiques).

    Il montre un lien entre l'appauvrissement enzymatique de l'alimentation industrielle et les maladies chroniques, ainsi que la diminution de la taille du pancréas et la moindre activité salivaire en relation avec un régime cru. Il note aussi une augmentation des enzymes dans le sang et l'urine lors de la leucocytose digestive.

    Il existe trois grandes catégories d'enzymes :

    - métaboliques, qui activent tous nos processus métaboliques,

    - digestives, produites par le foie et le pancréas pour permettre la digestion des aliments;

    - alimentaires, elles sont présentes dans tous les aliments vivants et servent à activer spécifiquement la digestion de ces aliments dans lesquels ils sont présents.


    Les découvertes récentes sur le Microbiote intestinal

    Focus sur les découvertes des équipes internationales sur le séquençage du microbiote humain.


    Voici une synthèse de leurs découvertes, issue d'un travail de recherche bibliogrphique de plusieurs mois et portant sur 40 publications scientifiques :


  • L'influence du régime alimentaire sur le microbiote

  • Conséquences de la consommation de produits carnés sur le microbiote provocant dysbiose et inflammation :

  • Plusieurs études [15, 16] prouvent que le régime du type végétarien traditionnel africain est corrélé avec l'entérotype 2 (Prevotella). Ce régime génère notamment les métabolites suivants : H2S, méthane et des acides organiques à chaînes linéaires notamment de l'acide butyrique qui ont une action neutre ou anti-inflammatoire ; ce qui explique la quasi-absence de maladies inflammatoires intestinales dans les campagnes africaines.

    Alors que le régime carné occidental est corrélé avec l'entérotype 1 (Bacteroïdetes) et la présence dans les selles, d'ammoniac, d'acide biliaires, des acides organiques ramifiés et d'autres toxines, tous pro-inflammatoires. Ce régime est à l'origine de l'explosion des maladies inflammatoires intestinales : colon irritable , dysbioses . . . générant les maladies de civilisation.



  • Conséquences du régime crudivore (sans protéines) sur les toxines digestives du sang et des urines par rapport à un régime conventionnel.

  • Une étude finlandaise [17] portant sur un groupe de test avec 9 personnes adoptant un régime crudivore (végane) pendant un mois et un groupe témoin de 9 personnes adoptant un régime conventionnel, chez lesquels ils ont analysés les activités enzymatiques d'origine bactérienne pathogène des selles, et les teneurs des urines et du sérum sanguin en toxines digestives (phénol et p-crésol).

    Au bout d'un mois, le groupe test a ré-adopté une alimentation conventionnelle pour une durée d'un mois. Le groupe témoin continuant son alimentation conventionnelle.

    Pendant la première phase : au bout d'une semaine de régime crudivore, l'activité enzymatique bactérienne pathogène des selles a chuté de 30 à 60 %, la teneur des urines et du sérum sanguin en toxines (phénol et p-crésol) a chuté de 60 %.

    Pendant la deuxième phase : l'activité enzymatique bactérienne pathogène est revenu "à la normale" en 2 semaines. Les teneurs en toxines alimentaires sont également redevenu "normales" en 1 mois. Aucun changement n'a été observé sur le groupe témoin.

    La conclusion des rédacteurs de l'étude est que le régime crudivore végétalien permet une diminution de l'activité bactérienne des pathogènes, générant beaucoup moins de molécules toxiques, impliquées dans les risques de cancer du colon.


  • Influence de la cuisson sur le temps de digestion des amandes dans un simulateur d'estomac :

  • Comparées aux amandes crues, les amandes grillées ont moins d'aptitude à absorber les sucs gastriques et une moins grande capacité de gonflement dans un simulateur de digestion gastrique. Le temps de digestion total est donc 30 % plus long . [18]


  • Influence des bactéries lactiques et de leurs enzymes sur les bactérie pathogènes et l'inflammation intestinale

  • Rôle efficace joué par les enzymes synthétisées par les bactéries lactiques sur la pathogénicité des souches nosocomiales

    Une étude roumaine de 2008 [19] retrace tout d'abord les mécanismes par lesquels les probiotiques améliorent la santé intestinale : la stimulation de l'immunité, l'inhibition de l'adhérence épithéliale et mucosale des pathogènes, la production de substances antimicrobiennes contre les pathogènes.

    Puis cette étude démontre in vitro que la présence de molécules solubles (enzymes) produites par des bactéries lactiques ont un potentiel probiotique et que l'expression de la virulence des bactéries nosocomiales était fortement réduite.

    L'étude conclue en disant que l'utilisation de ces enzymes produites par des souches probiotiques représente une nouvelle alternative écologique dans le traitement des infections bactériennes multirésistantes (Staph. Aureus et autres), mais aussi dans leur prévention.


  • Les effets antibactériens du thé Kombucha

  • Le thé de Kombucha inhibe la croissance des agents pathogènes Entamoeba cloacae, Pseudomonas aeruginosa, B. cereus, E. coli, Aeromonas hydrophila, Salmonella typhimurium, Salmonella enteritidis, Shigella sonnei, Staphylococcus épiderme, Leuconostoc monocytogenes, Yersinia enterocolitica, S. aureus, Campylobacter jejuni, Helicobacter pylori, et C. albicans (Sreeramulu et autres [20]).

    Battikh et autres [21] ont rapporté que le kombucha préparé à partir à la fois avec du thé noir ou du thé vert avait un potentiel antimicrobien contre tous les micro-organismes pathogènes humains testés, sauf C. krusei, et le thé vert de kombucha présentaient le potentiel antimicrobien le plus élevé.

    Afsharmanesh et Sadaghi [22] ont découvert que la croissance de poids corporel et la digestibilité des protéines des poulets de chair nourris avec un régime intégrant 1,2 g de thé kombucha par kg ont été significativement augmenté par rapport au contrôle et aux poulets de chair nourris de thé vert. Ils ont même suggéré que le thé Kombucha peut être une alternative aux antibiotiques promoteurs de croissance dans l'alimentation des poulets de chair.


  • Les grandes capacités d'une bactérie lactique à lutter contre Candida Albicans

  • Une étude allemande [23] a utilisé une technique de culture cellulaire d'épithélium humain en monocouche et a montré que Lactobacillus rhamnosus :

    • protége la muqueuse des dommages de Candida albicans, en préventif et curatif

    • module la réponse immunitaire

    • induit une protection à l'abri de la surface des muqueuses

    Ce probiotique réduit la capacité d'adhésion et d'invasion, et il inhibe la croissance linéaire de C. albicans.

    Cette étude conclut en affirmant que "la capacité de ces bactéries probiotiques pour inhiber la croissance d'agents pathogènes tels que Candida albicans et de moduler les réponses immunitaires humaines à ces organismes, offrent la promesse que ces bactéries pourraient fournir de nouvelles options alternative au traitement antifongique".

  • Mécanismes engendrés par les probiotiques pour diminuer l'inflammation intestinale

  • - Une étude slovène [24] passe en revue les mécanismes de régulation de l'inflammation induits par la flore intestinale, et notamment les probiotiques :

    L’épaisseur de la couche de mucus a été étudiée par l'équipe de Fyderek sur un groupe d'adolescentes atteintes du syndrome du colon irritable.

    Ils démontrent que les épaisseurs de la couche de mucus sur les parties enflammées sont significativement plus fines comparativement aux zones non-enflammées des patientes et au groupe témoin. Ils ont également démontré que la flore était dominée par Streptococcus spp. dans les zones enflammées.

    Plusieurs études ont prouvé que l'acide butyrique agit directement comme un agent anti-inflammatoire en atténuant la synthèse des cytokines inflammatoires. Un large spectre de probiotiques sont capables de produire de substances antibactériennes comme le peroxyde d’hydrogène, l'acide lactique et des bactériocines, ceci permet la migration des bactéries néfastes vers la lumière intestinale, libérant ainsi la surface des cellules épithéliales et la couche de mucus interne.

    Les probiotiques communiquent également avec les cellules épithéliales. Ils peuvent améliorer la fonction barrière et réduire la perméabilité intestinale. Par exemple plusieurs souches de lactobacillus sont capable de stimuler l'expression du gêne de production de mucus (MUC3) et d'en augmenter la production pour réduire l'inflammation.

    L'augmentation de la couche de mucus est un mécanisme crucial par lequel les probiotiques sont bénéfiquent à l'hôte en guérissant sa muqueuse intestinale.

    - De plus les probiotiques sont capable de libérer l'interface épithélium/mucus des pathogènes en leur faisant perdre leur capacité d'adhésion au mucus. Ils sont ainsi évacués par les selles [25].


  • Le rôle fondammental des acides organiques sur le microbiote et la diminution de l'inflammation épithéliale

  • Rôle primordial et sélectif joué par les acides organiques sur la dysbiose des flores

  • Deux études [15, 16] suggèrent une hiérarchie parmi ces acides organiques (appelés injustement Acides Gras à Chaîne Courte ou AGCC) en fonction des vertus de ceux-ci : butyrique >> acétique > acides ramifiés. Les épithéliums normaux du côlon dépendent à 70% de leur approvisionnement en énergie, des acides organiques, notamment butyrique. L'acide acétique entre dans la synthèse du cholestérol et est de très loin le moins intéressant des acides linéaires. Ces acides faibles (pH 4.8) aident à réduire le pH dans le côlon en inhibant ainsi partiellement la croissance et l'activité des bactéries pathogènes.

    L'acide butyrique a attiré beaucoup d'attention, car il a un rôle déterminant dans le maintien de l'intégrité de la muqueuse, en réduisant l'inflammation intestinale et en favorisant la stabilité génomique. La capacité de l'acide butyrique de favoriser l'élimination des cellules dysfonctionnelles, souligne son potentiel de protéger contre le cancer du côlon.

    Les acides organiques ont également un rôle au-delà de l'intestin et peuvent réduire le risque de maladies et de troubles du métabolisme et du système immunitaire, telles que l'arthrose, l'obésité, le diabète de type II et les maladies cardiovasculaires

    .
  • Un acide organique d'exception : l'acide lactique

  • Pour bien marquer l'exception de l'acide lactique, elle n'est pas considéré par les chercheurs en microbiologie comme faisant partie des AGCC dont on vient de parler, même si chimiquement c'est également un acide organique

    Une étude australienne [26] portant sur la dysbiose de la flore vaginale prouve que ce trouble provient de la diminution des lactobacilles, et donc de l'acide lactique (qu'ils sont les seuls à produire). Et que seule cette barrière "lactique" est garante de la symbiose vaginale par son effet bactéricide sur les pathogènes, alors que l'augmentation de la proportion d'acide butyrique produite par des bactéries beaucoup moins favorables est un signe d'apparition de la dysbiose vaginale. L'acide lactique est également virucide du HIV présent chez les femmes séropositives !

    L'étude conclut : « la démonstration des propriétés microbicides, virucides, et de modulation immunitaire de l'acide lactique suggère que la protection du milieu vaginal qu'elle apporte va bien au-delà d'un simple rôle d'acidification vaginale, mais d'autres études sont nécessaires».


  • Une deuxième étude, argentine [23] de 2014 prouve les capacités de diminution de l'inflammation de l'épithélium intestinal in vitro des métabolites du kéfir de lait (sans les micro-organismes).

  • Et parmi ceux-ci l'acide lactique (90 % des acides présents) y joue un rôle majeur. Cette étude décrit pour la première fois l'existence d'un récepteur spécifique pour l'acide lactique sur ces cellules. D'après les auteurs : "ces découvertes offrent de nouvelles perspectives dans l'analyse des propriétés des aliments fermentés avec des bactéries lactiques".


  • Les polyphénols constituent l'un des rares nutriments à rester presque intact jusqu'au colon, pour mieux dynamiser notre flore la plus riche de toutes :

  • Le microbiome du côlon a une relation à double sens avec des polyphénols, ces constituants alimentaires d'un côté en modulant la population microbiote à la manière des prébiotiques, et d'autre part le microbiote transforme polyphénols produisant des métabolites qui diffèrent des constituants alimentaires d'origine [24].

    « Les polyphénols activent le développement de certains groupes de bactéries probiotiques (en particulier les lactobacilles et les bifidobactéries), tout en inhibant la croissance d'autres groupes bactériens néfastes (entérobactéries, Bacteroidetes, etc.). »

    « Le microbiome colique peut métaboliser les polyphénols, conduisant à des composés qui ont une meilleure biodisponibilité que les composés d'origine ou en ont amélioré les effets sur la santé. Cela signifie que les individus peuvent produire, absorber et excréter différents métabolites polyphénoliques, et profiter de différents effets biologiques en raison de polyphénols d'admission, en fonction de leur microbiome. Cela ouvre de nouvelles possibilités pour le développement de médicaments, les nutraceutiques et les aliments fonctionnels. »


  • La lactofermentation augmente la vitesse et l'efficacité de l'absorption des métabolites par le sang, diminue l'inflammation et le stress oxydatif -

  • Effet fortifiant de la papaye fermentée sur le système immunitaire des souris intoxiquées par de l'acrylamide

  • Une étude égyptienne [32] portant sur des rats, décrit à quel point l'acrylamide peut causer de nombreux effets indésirables dans les tissus comme l'augmentation significative de la peroxydation lipidique, la diminution des niveaux de glutathion et de l'activité de la superoxyde dismutase, grand détoxifiant du corps.

    L'étude a réalisé l'expérience suivante : administration de l'acrylamide seul ou en combinaison avec de la papaye fermentée en extrait aqueux auprès de 2 populations de souris. Le résultat : la papaye fermentée a réduit significativement la peroxydation des lipides, et amélioré les taux de glutathion. L'activité de la superoxyde dismutase et l'état immunitaire se sont améliorés et cela se traduit par une augmentation des Ig G et des Ig M, par rapport au groupe témoins de souris sans papaye fermentée.


  • Amélioration du stress oxydatif de malades d'Alzheimer par l'extrait de papaye fermentée :

  • Une étude italienne [33] sur les cerveaux des patients post-mortem a permis d'identifier des marqueurs des domages du stress oxydatif comme la peroxydation des lipides, des protéines et du glucose.

    Par ailleurs l'Extrait de Papaye Fermenté (EPF) est réputé pour avoir des effets favorables sur l'immunité, l'inflammation et le stress oxydatif des maladies dégénératives.

    Cette étude a donc réuni 28 malades d'Alzheimer et 12 témoins (groupe T), sur lesquels ont été pratiquées le dosage urinaire de "8-OhdG", marqueur du stress oxydatif.

    Parmi les malades, 20 patients (groupe EPF) ont absorbé 4,5 g par jour d'EPF pendant 6 mois. Et 8 patients n'ont rien absorbé (groupe Contrôle).

    Résultats : au départ les malades d'Alzheimer avaient un taux de "8-OhdG" significativement plus élevé que les témoins (13.7 ± 1.61 ng/mL contre 1.6 ± 0.12 ng/mL).

    Les patients du groupe EFP ont diminué la teneur en "8-OHdG" de façon significative au bout de 6 mois (de 14.1 ± 1.7 ng/mL à 8.45 ± 1.1 ng/mL), avec aucun changement significatif dans le groupe Contrôle. L'EPF permet donc de réduire de moitié le stress oxydatif dû à la maladie d'Alzheimer.


  • Des teneurs en composés actifs doubles dans le ginseng blanc (cru), par rapport au ginseng rouge (cuit) :

  • Une étude coréenne [34] décrit tout d'abord le mode de préparation du ginseng rouge où la racine de ginseng a été pelée, chauffée (généralement par le biais la vapeur à des températures standards d'ébullition de 100 ° C), puis séchée.

    Le ginseng blanc est lui préparé sans chaleur et séché à l'air.

    Cette étude compare les teneurs en ginsenosides actifs contenus dans le ginseng rouge (l'extrait le plus courant) par rapport au ginseng blanc a montré que cet extrait de ginseng blanc a un niveau bien plus élevé de ginsénosides. La teneur totale en ginsenosides (glucosides actifs) mesurée avec la méthode Shibata et celle du code alimentaire sont respectivement à 10,65 et 21,77%, pour le ginseng blanc et respectivement à 5,80 et 10,94% pour le ginseng rouge.

    Pour les saponines (autre famille de composés actifs), les teneurs sont respectivement de 7,40 et 10,64%, pour le ginseng blanc et de 3,31 et 3,13% pour le ginseng rouge.

    On observe ici que la cuisson hydrolyse (détruit) près de 50 % des ginsenosides et entre 55 et 70 % pour les saponines.


  • Amélioration extraordinaire de la vitesse et de l'intensité (respectivement 4 et 15 fois plus) de l'absorption intestinale des métabolites du ginseng cru, permis par la lactofermentation par rapport au ginseng non fermenté !

  • Le but de cette autre étude coréenne [35] était d'étudier les différences de pharmacocinétique entre un extrait fermenté de ginseng blanc et le ginseng blanc non-fermentés. La lactofermentation a été réalisée afin de développer les propriétés anticancéreuses, anti-inflammatoires, et antidiabétiques, en augmentant le niveau de biodisponibilité d'une molécule baptisée "IH 901".

    Matériels et méthodes: Afin de déterminer si la pharmacocinétique de "IH-901" diffère entre le ginseng fermenté et non fermenté, cette étude ouverte, a été randomisée, a administré une dose unique, suivie d'un jeûne de 4 heures après la prise. L'étude pharmacocinétique a été menée sur un total de 24 volontaires coréens de sexe masculin en bonne santé. Les sujets ont été répartis en deux groupes égaux et ont absorbé 3 g de Panax ginseng fermenté ou non-fermenté. Une série d'échantillons de sang pour l'analyse pharmacocinétique ont été recueillies de façon rapprochée sur les 24 h suivant l'administration.

    Résultats et conclusions : GINST2.png
















    Le premier graphique représente la moyenne des teneurs en IH-901 pour les 24 volontaires. L'absorption intestinale est 4 fois plus rapide grâce à la lactofermentation et surtout 15 fois plus puissante !

    Le deuxième graphique représente la superposition des teneurs individuelles en "IH-901" pour les deux groupes de 12 volontaires. On peut ainsi constater une plus grande homogénéité dans l'absorption intestinale de l'extrait lactofermenté, comme si la lactofermentation permettait de s'affranchir des capacités d'absorption de chacun des volontaires. Gingen415.png














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